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vendredi 16 mars 2012

La déforestation en Haïti





Une autre triste conséquence de l'extrême pauvreté du peuple haïtien,   la déforestation.  Le bilan est catastrophique:  il ne reste que 2% du territoire en Haïti  couvert d'arbres...


Le taux de chômage en Haïti est extrêmement élevé mais en région le travail rémunéré est presque inexistant.  Les habitants hors des villes, pour survivre, se retournent donc vers l'agriculture.  Le métier d'agriculteur n'est pas facile mais, en Haïti, c'est la grosse misère.  D'abord, la plupart des paysans possèdent ou louent  de très petits lopins de terre.  On laboure les terres encore à la charrue menée par des boeufs!  et rares sont les agriculteurs qui en possèdent!  Alors on se met sur la liste et on ramasse ses sous pour se payer un labours quand c'est possible; mais le plus souvent, c'est à la houe et au pic qu'on travaille la terre.

De plus,  la géographie d'Haïti composée principalement de zones montagneuses rend l'agriculture encore plus difficile car les paysans cultivent  les flancs des 'mornes'.

Région de Port-Salut

Mornes région de Port-Salut






Dans ma région, la plaine des Cayes,  on cultive aussi le riz. Dans une rizière, pas question de conserver les arbres; s'il y en a c'est autour de la maison.  

 Leurs petits lopins sont souvent sur des pentes escarpées.   Le paysan voulant rentabiliser chaque pied carré de terrain pour l'agriculture coupe les arbres, met souvent le feu à toute la végétation existante sur sa parcelle de terre.  Tout ça dans le but d'y cultiver quelque chose.   Il déboise aussi sa terre pour en faire un pâturage pour les quelques bêtes qu'il possède.

Pour  finir le tableau, il y a les conditions climatiques:   saison des pluies, saison des cyclones, saison de sécheresse.... peu d'irrigation des terres.

Avec tout ca, les paysans n'arrivent pas toujours à nourrir convenablement leurs enfants et à leur procurer le nécessaire.

Ils vivent souvent dans des habitations précaires, mangent ce qu'ils arrivent à cultiver de peine et de misère.  Bien souvent ils mangent ce que la nature leur offre... car le jardin produit peu ou lorsqu'il produit, les prix offerts pour leurs produits sont dérisoires.

Pour faire chauffer la nourriture:  c'est le bois ou le charbon.   Les paysans n'ont pas les moyens de se procurer du gaz...  Ils n'ont souvent même pas assez pour se permettre d'utiliser le charbon qu'ils fabriquent.  Ils préfèrent le vendre pour en tirer un peu d'argent.

Paysan faisant du charbon 


Alors ils font du charbon.  Faire du charbon... c'est couper d'abord les plus grosses branches des arbres et puis en désespoir de cause l'arbre au complet.   Ainsi on peut en tirer un peu d'argent en le vendant  aux marchands qui ont une très grande demande pour ce combustible dans les villes.

Un des nombreux marchés de charbon à Port-au-Prince


  C'est par  gros sacs qu'on en voit en bordures  des routes de campagne d'Haïti attendant qu'un camion les ramassent.


Sacs de charbon sur le bord de la route


Ça fait mal de voir un pays qui s'autodétruit  à ce point.   Mais même si on décidait aujourd'hui de replanter des millions d'arbres, tant qu'on n'élèvera pas le niveau de vie des Haïtiens, on fera toujours face
au même grave problème...

dimanche 9 janvier 2011

L'agriculture en Haiti ... pas facile !

Un des aspects les plus tristes en Haïti réside dans le fait que de nombreuses  terres agricoles appartiennent  à des Haïtiens vivant à l'étranger.  Conséquences:   ces terres  ne sont pas cultivées ou sont cultivées avec peu de moyens, souvent de façon archaïque.

Les labours se font encore à l'aide de boeufs


Depuis que nous nous sommes installés en Haïti, nous tentons de faire du développement agricole sur notre propriété.  Ne connaissant absolument rien à l'agriculture, nous apprenons sur le tas ... à la dure:   en nous informant, en embauchant des techniciens en agronomie ou des agronomes;  en allant consulter des organismes qui s'investissent en Haïti depuis plusieurs années.  Nous sommes déterminés à ce que notre terre produise coûte que coûte.

Inutile de vous dire que nous avons souvent été déçus et avons  essuyés plusieurs échecs depuis deux ans....  Par exemple, il y a un an, on achetait un tracteur d'occasion (notre rêve.... enfin,  nous pourrions labourer la terre sans avoir recours à des boeufs....)  Mais déception.... le tracteur n'était pas du tout conçu pour le type de sol de la région; de plus, le distributeur n'avait aucune pièce de rechange disponible lorsqu il y avait un bris!

Et puis cette période ou nous avons cultivé du maïs mais étant donné que la République Dominicaine faisait
du ''dumping'' de leur produit en Haïti, le prix de vente était moindre que le coût de production !!!

Et que dire de la production de riz.... Comment voulez -vous que les paysans arrivent à vivre de leur travail quand le riz importé des Etats Unis à un coût moindre que le riz qu ils produisent localement?


Chez nous, les marchandes viennent ramasser elles-mêmes les patates pour les vendre dans les marchés publics.  

Les marchandes achètent les légumes par ''rang'' 


Un employé de la ferme nettoie les jeunes plants de bananiers pendant que les marchandes sont au champ.

Les marchandes repartent avec les patates qu'elles ont ramassées.




Petits et grands participent au travail

La récolte du petit mil

Le ramassage des épis de maïs séchés au soleil

La bananeraie
Régime de bananes
La récolte du maïs


Le battage des épis de maïs

La récolte des oranges

 

En février les manguiers sont chargés de mangues

 L'agriculture est intensive du mois de novembre au mois de mai.  Durant l'été, étant donné que les paysans n'ont pas d'équipement sophistiqué pour arroser leurs terres, il est impensable de cultiver la terre.  Les paysans sont toujours à la merci des aléas de la météo... pluies torrentielles, ouragans, cyclones, sécheresse.

Ils n'ont aucune aide gouvernementale.  De plus, compte tenu qu'ils ne sont pas organisés pour exporter leurs produits, ils les vendent aux marchés locaux .  Ils vendent donc leurs productions à des prix
très bas, accessibles à la population locale.  Le revenu moyen est de moins de 2$ par jour....  

Bon, obstinément nous continuons... En ce moment, nous cultivons les bananes, les patates, le petit mil, le manioc, les mangues, pois.  Cette année, nous avons investi dans une plantation de manguiers et comptons nous joindre à une nouvelle association de producteurs de fruits.

samedi 21 novembre 2009

Miam Miam, la noix de coco fraÎche



Quand on a soif à la campagne en Haiti, on ne se casse pas la tête,
on a qu'a grimper ou faire grimper un cocotier et récolter ses noix de coco toutes fraiches.


Il est étonnant de voir ces garcons monter pieds nus jusqu'à la cime de l'arbre pour faire tomber ses fruits. Avec leurs mains, ils détachent les noix de l'arbre et les font tomber. Il ne suffit
après que d'un bon coup de machette bien placé pour avoir accès à l'eau de coco.




vendredi 20 novembre 2009

Journée à la ferme



Aujourd'hui nous avons des ouvriers qui viennent récolter le mais dans le champ.










J'emprunte le petit sentier qui serpente la bananeraie et me rend au champ faire quelques photos.

Apres la récolte, c'est le battage du mais.... pour en détacher les grains. Ensuite, les grains sont prets pour être vendus ou moulus.


vendredi 13 novembre 2009

Jour de marché à Chantal - les marchandes nous rendent visite







Aujourd'hui c'est jour de marché à Chantal, petit village situé à 10 minutes de chez nous. C est là
que nous achetons fruits , légumes et une foule de choses dont nous avons besoin pour le quotidien. Nous partons tôt car le soleil plombe tôt...

Mais avant de partir, le vendredi matin, nous recevons quelques marchandes qui se rendent,
elles aussi . à Chantal et qui viennent à notre ferme pour acheter des régimes de bananes
plantains afin d'en faire la revente. C'est Gerty, la dame qui travaille chez nous, qui s'occupe
de 'dealer' avec elles. C'est tout un spectacle de voir ces marchandes à l oeuvre. Elles négocient serré et n entendent pas à rire....

Marché conclu, elles semblent bien satisfaites.